Le renouveau des pavillons de garde

Institut

Ils comptaient parmi les derniers espaces non investis du campus. Après 9 mois de travaux, les pavillons de garde de l'ancienne caserne Lapérouse vont rouvrir leurs portes. Les deux bâtiments qui font face à la ville accueilleront une salle évènementielle et des espaces de travail partagés.

Drôle de destin pour les pavillons de garde, ces deux bâtiments qui bordent la place de Verdun à l’entrée du campus. Ces vestiges de l'ancienne caserne Lapėrouse, emblématiques de l’architecture militaire du 19e siècle, abritaient le poste de police, passage obligė des entrėes et sorties. S'y trouvaient aussi les cellules des punis. Plus tard, la conciergerie de l'ex-régiment. En 2010, la question de leur conservation est posėe avec la construction de la maison multimédia, située aujourd'hui en arrière plan. Seules leurs ailes, de part et d'autre de chaque bâtiment, seront finalement détruites (La Dépêche). Depuis, les deux pavillons sont laissés vacants. Ils ne seront transformés en espaces de "vie étudiante" qu'à la faveur du contrat de plan Etat-Région 2015/2020. Deux nouveaux lieux qui reconfigureront l'entrée du campus à l'interface ville/université.

Valoriser les initiatives

L'une des bâtisses, entièrement décloisonnée, accueillera une salle de spectacle d'une capacité de 80 places assises ou 150 places debout. Voué à la diffusion des actions culturelles de l'université, le lieu se veut aussi ouvert aux pratiques artistiques des étudiants, ainsi qu'aux actions de diffusion des savoirs et de culture scientifique : expositions, projections, rencontres... Imaginé comme un espace où se jouerait "l'identité du campus", ce pavillon a vocation à polariser en un lieu commun la diversité des initiatives ėvėnementielles de l'universitė. Un lieu vecteur d'ouverture du campus sur la cité dans la continuité urbaine du quartier culturel des Cordeliers.

De la caserne au coworking

En vis à vis, le deuxième pavillon est aménagé dans l'esprit des lieux tiers. Le bâtiment propose, dans un même ensemble, une articulation entre espaces de travail et de convivialité, à la fois dédiés au travail nomade, au travail collaboratif ou aux rencontres informelles. Au rez-de-chaussé, l'espace est occupé par un point de détente, qui jouera temporairement le rôle de foyer étudiant (dans l'attente de la rėnovation du bâtiment Pascal·e Ambic). Il est prolongé à l'étage par une salle de travail partagé d'une vingtaine de places et d'un espace "salon" annexe. A ce bâtiment, sont enfin adossés les espaces fonctionnels communs aux deux pavillons (stockage, sanitaire, bureau, loge).

De la caserne au campus, les pavillons de garde s'apprêtent à reprendre vie après trois décennies de mise en sommeil. Ironie du sort ou hommage masquė à la mėmoire des lieux (?), les pavillons accueilleront pour leur premiėre soirėe culturelle le groupe Fiasco BANG BANG. Rendez-vous le 24 octobre.